Maux...

Seul

Jamais je n'ai senti
à ce point d'en finir;
l'envie, la volonté,
la folie d'arrêter,
de tout accélérer
ou de tout adoucir
comme un soir
de trop boire.
Las, las, là tout planter.
Etrange sentiment,
impression d'un envol
quand tout autour de soi
s'enivre ou  bine s'étiole,
lorsqu'un cœur devenu
soudain proche s'écarte,
qu'elle est injuste et dure
l'autre face des cartes.
Et toi tu restes là
et me trouves rêveur,
qui capte en mon regard
silence, calme et torpeur;
car la paix ne m'habite,
les questions en volutes
m'étouffent et me dissipent
tant est dure la lutte,
tant elle dure la lutte.

Et puis il y a ce mal.

Je suis perdu, j'hésite;
quel côté emprunter,
faut-il donc pour la paix
brusquement tout figer?
Quand les uns me font croire,
me sont tant illusoires
et que toi tu es là,
comme un feu, comme un phare.
Je sens que je m'emballe
pour un regard d'escale
dans un port de déroute,
je suis à fond de cale.
Je cogne et je me blesse
aux murs de ces gens-là
qui se disent si forts
qu'ils en craignent leurs pas.
Je marie ma pensée,
elle qui pourtant s'évade,
aux soleils de cette ombre,
à ses mots, ses parades.
Triste je reste là, désemparé et seul, dépareillé et seul.

Mercredi¬†12¬†ao√Ľt¬†2009¬†11:24

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o, m, b, r, e

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