Maux...

Merde

Au-delà de la porte qui devant moi grinçait
je me pris à penser que si je la poussais
s'ouvrirait un espace, un inconnu tout frais.
Alors je poussai l'huis et me retrouvai nu,
démuni et sans voix. Quand le temps révolu
je regarde en arrière je ne me connais plus.
Des années et des jours au goût amer et fou
me déposent aux croisées de chemins las et flous.
Je suis là à ce jour, enjoué peu ou prou…

Les murs et les ornières, les chemins de traverse
me sont au quotidien, désagréables averses,
un temps qui désinstalle, des flots qui se déversent,
un ciel gris fait de brume se couche sur le bleu
d'une vie jusque là apaisante et de feu,
de soleil et d'émoi, de folies d'homme heureux.
Où est-il ce soleil, cette vie autoroute?
Pourquoi donc ce sentier, les cailloux et le doute?
J'ai dit merde à l'errance et j'ai repris la route.

J'ai rencontré des gens, des amis et des frères,
les paroles et les gestes et parfois les silences
ont ouvert cet espace qui ne soit un désert.
J'ai découvert en moi les traces et la présence
de celui, de cet autre que certains nomment Père.
Quelle est ma volonté, que suis prêt à faire?
Mon chemin ne peut être que dépit ou colère!
Alors tournant les pages de ce grand livre ouvert
je me suis mis debout, j'ai lancé la semence.

Mercredi¬†12¬†ao√Ľt¬†2009¬†11:19

Mots-clés :

M, E, R, D, E

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