Maux...

Chemin

Assis près d'un chemin de terre ocre et de pierre,
le regard déposé, la main sous le menton,
ses pensées s'en venaient, tantôt oui, tantôt non,
fallait-il en l'état oser d'autres traverses?

Souvent ce que l'on n'a rend le pas plus alerte.
Inerte son audace. Beaucoup de lassitude
rendait la foulée morne; l'envie d'en rester là
emplissait peu à peu le sang d'incertitude.


Le cœur ne se battait, le flanc ne saignait pas,
les coups n'en pouvaient plus de tant vouloir virer
de caps en espérances vers d'océans lointains,
il est loin le rivage d'un océan sans terre.

Que la force fait mal quand elle vient à manquer,
que la souffrance est vaine, les matins éphémères
lorsqu'en le cœur s'enfonce la dent de la douleur
et que, tel un baiser sur des lèvres d'épine,
les jours perdent saveur, la vie est assassine.

Ce qui aux jours de feu, au plus profond de l'être
rend les corps fous et moites, les passions violentes,
se perd, meurt et l'amour rendu tiède et sans joie
ne peut non plus suffire, simplement à survivre.
Il est malaisé d'être à moins que d'avoir l'air.

 

Mardi 20 septembre 2011 18:33

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