Maux...

Gisant

Penché seul au chevet du gisant de moi-même
ne sachant si je hais ou tout simplement aime
ce grand corps que j'observe et son esprit rebelle,
tentative d'accord entre deux arcs-en-ciel.
Une harmonie en soi n'est pas chose réelle,
une harmonie d'ailleurs n'a pas de sens en soi.
Il faut être plusieurs et parfois plusieurs fois
pour écrire et chanter une philharmonie.
Nous savons l'arc-en-ciel enfant des deux extrêmes
et l'harmonie le fruit de l'arbre et de la terre.
Il en est tout autant pour l'âme dans son être,
le nourrisson goulu du trop et du carême.
Penché seul au chevet, le regard en moi-même
sachant que cette usine est une œuvre éphémère,
ce grand corps qui me cerne et cependant m'emmène
aux horizons lointains ou calmement me berne.

Mercredi¬†12¬†ao√Ľt¬†2009¬†16:16

Mots-clés :

, , , ,

« Retour √† la section Maux