Émois...

... à la joie.

Au loin on entendait le son particulier du glas de nos contrées.
Ce messager maussade annonçait-il encore de funestes nouvelles?
Il sonnait, résonnait et chacun s'inquiétait, de qui s'agissait-il.
Curieux, le sacristain s'en vint et, confondu, découvrit un clocher
désert, inattendu. Du bourdon aux clochettes, le carillon ému
regardait, ahuri, le glas s'abandonner en sombres bercements.
Pourquoi fallait-il donc qu'il ne soit l'émissaire que du triste et du noir?
Lui aussi aimerait se dandiner de joie, tanguer d'alléluia.
Si un jour vous passez par-devant une église, que sortent des mariés
sous les volées joyeuses d'un campanile aux anges, arrêtez, écoutez.
Les unes vous diront qu'il est doux de s'aimer. Et si vous percevez
un peu de nostalgie, c'est le glas qui prend part à cet hymne à la joie.

Samedi 27 février 2016 12:31

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