Amour...

Courant d'airs

Célébrer ton visage
la porte de ton toit
déchiffrer ton regard
fenêtre de ton jeu
me perdre dans tes airs
tes aises et tes mal-être
ne plus jamais t’aimer
rien que pour tes semblants.

Ton air conditionné
prisonnier de tant d’autres
que tu voudrais séduire
accrocher ou draguer
au prix même de te perdre.

Ton air bague ou bijou
qui n’expose de toi
que l’hors ou le brillant
quand tu te voudrais autre
au risque de te perdre.

Ton air frais de campagne
qui te donne un visage
arrosé de douceur
quand tu veux être toi
au danger de te perdre.

Le jour du frigide air
comme un matin lointain
comme un soir sans histoire
quand seule tu reste froide
sans un cri sans te perdre.

C’est ton funicule air
qui te fait tant monter
au sommet des colères
aux alpages misères
un pic et puis se perdre.

Ou quand air majuscule
tu aimes dominer
refusant l’italique
qui ne sait que ramper
se coucher pour se perdre.

J’aime ton libertaire
où la folie du corps
dévore guide et se donne
aux feux de la passion
au plaisir de se perdre.
 
Et parfois le mâtin
se fait aire de repos
coquin s’acoquinant
aux creux de la tendresse
attendant de se perdre.

Et tous les autres airs
peu fiers ou débonnaires
d’hier ou de mystère
je suis un courant d’airs
et je n’ai rien à perdre.

Lundi¬†10¬†ao√Ľt¬†2009¬†17:23

Mots-clés :

Air, Aire, R, Erre, peRdre

« Retour √† la section Amour